Brochure 2022_VF
Présentation de la démarche d'accompagnement à la RSE des prestataires du Campus L'Oréal de Aulnay-sous-Bois.
ACHATS RESPONSABLES & ODD17
Démarche collaborative de montée en compétences RSE des prestataires « maintenance » du pôle Services aux bâtiments
Directeur de la publication : Cyril EMOND – Responsable du pôle Services aux bâtiments – Direction des Services Campus
Rédaction : Gabrielle GUÈYE – DG Révélateur de Richesses Immatérielles
Création graphique : Jonathan GUÉRIN – Studio Green®
Crédits photos : ©Shutterstock / ©Unsplash / ©Flaticon
Date de publication : Janvier 2022
Sommaire
- ÉDITO 4
- RAPPEL SYNTHÉTIQUE DE LA DÉMARCHE 5
- AGIR ENSEMBLE, LES ODD 8
- AGIR AVEC QUI ET POUR QUOI FAIRE 11
- LES IMPACTS DE LA DÉMARCHE 20
En fin d’année 2019, nous partagions le premier bilan de notre travail collaboratif avec les prestataires du pôle Services aux Bâtiments de la direction des services Campus d’Aulnay-sous-Bois. Une démarche amorcée dès 2015.
Notre objectif était de faire converger les objectifs du groupe L’Oréal et du Campus en matière de développement durable avec les besoins de renforcement des compétences de nos prestataires (TPE & PME). Un défi de collaboration au regard de la différence de taille de ces entreprises (de 1 à 220 collaborateurs), et plus encore du fait de la crise sanitaire de ces deux dernières années. Mais cet engagement est essentiel, et relève de notre responsabilité sociétale, car peu de petites et moyennes entreprises disposent des ressources nécessaires pour intégrer la RSE à leurs pratiques quotidiennes, quelle que soit leur volonté.
De fait, un défi étant fait pour être relevé, l’équipe du pôle et ses prestataires partenaires ont poursuivi leurs efforts des premières années, tenant compte des enjeux sociétaux et environnementaux de notre époque. Cette dynamique nous a permis d’accueillir une nouvelle entreprise dans la démarche (GSF). À ce jour, six entreprises, regroupant plus de quatre cents collaborateurs, participent à la démarche.
Ces chiffres peuvent paraître faibles, mais il n’en est rien, car l’enjeu n’est pas là. Ce qui est essentiel, c’est d’avoir fait la démonstration que la construction d’un monde durable se fait avec chacun, et nous nous devons de témoigner de notre réussite afin d’inspirer à notre tour la mise en œuvre de pratiques collaboratives locales. Une incarnation pragmatique de l’objectif no 17 des ODD des Nations unies qui consiste à favoriser les partenariats pour un monde plus durable.
Ainsi, deux ans après notre première publication, il semblait important de montrer la suite de nos travaux, une manière d’ancrer les avancées et de valoriser l’engagement continu et croissant de chaque partie prenante, malgré un contexte que nous savons tous difficile.
Cyril EMOND
Responsable du pôle Services aux Bâtiments
Direction des services Campus
Édito
Rappel
| Année | Actions |
|---|---|
| 2015 | Sensibilisation à l’ISO26000. |
| 2016 | Diagnostic RSE des prestataires. |
| 2017 | Conception collaborative d’un référentiel d'évaluation RSE (base ISO26000). |
| 2018 | Élaboration de l’outil d’évaluation et de suivi. |
| 2019 | Partage de pratiques. Évaluation volontaire de trois entreprises (pilote). |
| 2020 | Partage de pratiques. Évaluation continue. Intégration de deux entreprises supplémentaires. |
| 2021 | Partage de pratiques. Évaluation continue. Modélisation de démarche. |
Démarche collaborative d’évaluation et de progression en RSE
- Partage de pratiques.
- Évaluation continue.
- Intégration d’une entreprise supplémentaire.
- Plan de progrès pluriannuel.
Les 4 priorités du référentiel d’évaluation
- Conditions de travail équitables et respectueuses des réglementations nationales
- Taux de travailleurs handicapés
- Sécurité du matériel utilisé et des collaborateurs
- Équité entre les genres
- Obligation légale de formation des collaborateurs
- Recours à l’intérim d’insertion
- Recrutement dans le bassin d’emploi
- Horaires et conditions de travail évitant la précarité
- Existence d’une démarche de management environnemental
- Signature de la charte qualité environnement
- Application de la charte qualité environnement
- Augmentation de la revalorisation (avoir au moins une ou deux filières de retraitement)
- Calcul du bilan carbone de la prestation
- Analyse du bilan carbone du transport de matières
- Taux de dépendance économique vis-à-vis de L’Oréal
- Mise en place d’une démarche d’achats responsables
- Travailler avec un ESAT au moins une fois par an
- Favoriser l’insertion professionnelle des personnes dites « fragiles »
- Favoriser l’apprentissage
- Proposer des contrats de professionnalisation
- Favoriser les stages de découverte pour les jeunes
- Contribuer à la rencontre métier annuelle auprès de 700 collégiens
ODD
Une démarche alignée sur les objectifs du développement durable
Au cœur de l’ODD 17
Si la RSE est la contribution des entreprises aux enjeux et objectifs du développement durable, il paraît important de mettre l’accent sur l’un des objectifs de développement durable encore trop peu connu : l’objectif no 17, celui de la coopération et du développement des partenariats entre les acteurs pour réussir à construire le monde durable de demain.
Si les objectifs du développement durable sont internationaux, ils ne sont tangibles que par leurs déclinaisons locales, c’est donc dans cette perspective que notre démarche s’inscrit.
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE), également appelée responsabilité sociale des entreprises, est définie par la Commission européenne comme l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes. En d'autres termes, la RSE c'est la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable.
Pour quoi faire
Qui ?
Les entreprises participant à la démarche
Avec un soutien méthodologique financé par :
Les présentations à suivre, des actions sociétales et environnementales des prestataires partenaires du pôle Services aux Bâtiments du Campus, n’ont pas pour ambition d’être exhaustives, elles se veulent simplement une illustration du champ des possibles pour des petites et moyennes entreprises.
Ainsi, le choix des actions valorisées ici est nécessairement partial, l’objectif étant de partager des initiatives et des réalisations différentes d’une entreprise à l’autre. Les actions similaires sont rarement évoquées, afin d’enrichir la lecture et l’inspiration.
La RSE allant au-delà de la loi et des contraintes réglementaires, il n’est nulle part ici question du respect du cadre légal par les entreprises participantes, même si de temps à autre certains points de vigilance ont pu être pointés, notamment dans le domaine des ressources humaines. Mais ce n’est pas l’objet de cette publication.
6 entreprises de 1 à 220 salariés
Une TPE aux engagements inspirants
Réduction de l’empreinte carbone (1,5 ETP)
Choix des matériaux et gestion des déchets toxiques
PEINTURE :
- Ingrédients d’origine végétale et de matières revalorisées, dont des peintures biosourcées à 97 % ; fabrication en France à partir de matières premières issues de biomasses.
- Peinture vinylique assurant une forte réduction de la concentration en formaldéhyde des locaux traités.
- Contenants métalliques hautement résistants, recyclables à l’infini.
- Comptoir de reprise directe de tous les emballages produits par le fournisseur choisi.
MOQUETTES ET DALLES PLOMBANTES :
- Produits de compositions complexes et hétérogènes, leur recyclage est difficile et coûteux. Ils sont donc convertis en pellets industriels à haut rendement, pour être utilisés dans l’industrie cimentière comme combustibles alternatifs à haut pouvoir calorifique en remplacement des énergies fossiles. Ce procédé permet de...
Valorisation de la Moquette
Valoriser la moquette de manière intégrale et mixte, sous forme de :
- production d’énergie par traitement thermique (> 1 400°) ;
- récupération de matière grâce aux charges minérales contenues dans les envers de moquette qui vont compléter la composition du ciment.
Historiquement, Dixi Bâtiment favorise les fournisseurs pratiquant une politique responsable en matière environnementale et sociétale (Soldis Udirev, La Seigneurie PPG ou encore Liberty floor). Pour cette entreprise, l’expression « la RSE est dans notre ADN » est un fait avéré, même s’il reste à valoriser les pratiques.
Revêtements de Sol
- Choix du fournisseur Soldis Udirev lié à la filière OPTIMUM, s’opposant à l’enfouissement, à la mise en décharge, et engagée dans la valorisation à 100 % des déchets de moquettes et dalles textiles usagées.
Depuis de nombreuses années, Dixi-Bâtiment participe à l’organisation de chantiers pour l’inclusion : Restos du Cœur, Paroisse locale, Secours populaire…, sans oublier la participation aux rencontres métiers organisées par le campus L’Oréal Chanteloup.
Solidarité
- Passage du diesel à l’hybride
- Optimisation des déplacements
- Des fournisseurs locaux et responsables (1,5 ETP)
Quand la RSE Prend Sa Place Dans Le Quotidien
- Réduction de l’empreinte carbone (1,5 ETP)
- L’émergence de nouveaux réflexes
Remplacement des Éclairages Électriques
Réduction par 5 de la consommation électrique en matière d’éclairage grâce au changement des équipements dans le dépôt et l’atelier (passage de l’halogène et néons aux ampoules LED).
L’entreprise Malabre a découvert le périmètre et les enjeux de la RSE lors de la mise en place de la démarche du pôle sur le sujet. Ainsi, comme pour toutes les entreprises ayant participé à la conception du référentiel d’évaluation de la RSE, une sensibilisation a été réalisée sur la base de la norme ISO26000. Bien sûr, la norme n’est pas maîtrisée, mais le réflexe RSE est acquis. Aujourd’hui, chaque achat et chaque évolution de l’entreprise Malabre sont regardés en considération des critères RSE.
- L’engagement de l’entreprise Malabre est notable en matière de réduction des TMS : ventouse de levage, lève-radiateur, remplacement des chalumeaux par des sertisseuses dans 95 % des situations, coupe-tube électrique, filières électriques, cintreuse électroportative, etc.
- En matière de formation, au-delà du respect du cadre réglementaire, l’entreprise Malabre s’engage régulièrement dans l’apprentissage. Un exercice courant pour les grandes entreprises, mais qui reste une démarche aux enjeux élevés pour les plus petites.
Environnement de Travail et Formation (5 ETP)
Je suis convaincu que le développement durable doit être intégré dans le fonctionnement de toutes les entreprises, peu importe leur taille et l’activité. Pour une petite société comme la nôtre, c’est un défi quotidien, mais nous avons tous un rôle à jouer dans l’avenir de notre planète.
Joan Malabre
- Renouvellement de trois véhicules moins polluants
- Optimisation des déplacements
- Des fournisseurs locaux et responsables
Fournisseurs et Gestion des Stocks
Choix de fournisseurs dans un rayon de quinze kilomètres maximum (moins 25 % de kilomètres parcourus) et optimisation des stocks pour réduire les trajets et livraisons inutiles.
Partager Ses Pratiques Aide À Se Structurer !
Des pratiques pertinentes et inspirantes à partager : (153 ETP)
Perspectives 2026 :
- Parmi les prochaines étapes, la certification RSE. Mais franchir cette étape nécessite une réflexion : Quel label choisir : généraliste, thématique, sectoriel ? De quelle manière impliquer les collaborateurs ? Quelle est la meilleure période pour un tel projet ? Autant de questions à ne pas négliger, compte tenu du budget initial et de la récurrence de celui-ci.
- Poursuivre le changement de flotte de véhicules vers une motorisation électrique.
- Mettre en œuvre une démarche de bilan carbone pertinente et durable (amorcée dès 2022).
- 100 % de valorisation des déchets.
- Favoriser l’insertion professionnelle par l’alternance et l’apprentissage.
- Plan d’amélioration de la qualité de vie au travail des personnes en situation de handicap.
- Réduire l’accidentologie.
- Construire des bâtiments d’entreprise basse consommation (BBC) et connectés.
- L’adaptation d’un poste d’électricien pour un salarié reconnu RQTH.
- La signature d’un partenariat avec Cap emploi.
- La gestion d’énergie d’un bâtiment connecté.
- La rédaction et la mise en œuvre d’une charte de télétravail.
- La mise en place d’éclairage LED sur les chantiers.
- L’évolution d’une flotte de véhicules diesel vers une flotte automobile bas carbone.
- La manière de mettre en place un « challenge éco-conduite ».
- La mise en place de Divalto (outil ERP digital partagé).
- Formation CSE aux risques psychosociaux.
À l’instar de Dixibâtiment et de l’entreprise Malabre, SLTE est impliquée dans cette démarche responsable et collaborative depuis les premiers jours. Avec plus de cent cinquante collaborateurs, elle est l’une des deux entreprises les plus grandes de ce groupe de travail. À ce titre, elle partage et inspire les autres. Mais elle n’est pas en reste, puisque cette démarche l’a conduite à impliquer son comité de direction à hiérarchiser ses priorités et, bien sûr, à structurer ses objectifs et les indicateurs à y associer. Ses actions sont nombreuses, en voici quelques exemples :
Si les objectifs quantitatifs ne sont pas toujours fixés à ce stade, les axes d’engagement sont d’ores et déjà définis :
Une Entreprise Familiale Qui Évolue
Faire évoluer les pratiques internes, tout en conservant les acquis. Isobat 93 a fait évoluer ses habitudes de mobilité, à travers l’achat de véhicules professionnels avec boîte automatique ou l’achat de deux roues avec packs de sécurité (casques et gilets airbag connectés, vêtements de pluie et vêtements chauffants, etc.), tout comme ses habitudes d’achat pour réduire sa consommation d’eau et d’énergie (vaisselles lavables, lave-vaisselle, ampoules LED, détecteurs de présence, etc.). Mais les évolutions de l’entreprise ne s’arrêtent pas là. Elles s’étendent au cœur de l’activité des salariés de terrain, comme au cœur de celui des employés de bureau. Voici ici quelques exemples : (19 ETP)
TPE : Une Taille Critique Pour Agir
- Au sein de l’entreprise, 16 % de salariés sont en situation de handicap (reconnus RQTH). Dans ce contexte, l’AGEFIPH et Cap emploi ont été sollicités pour apporter un soutien méthodologique, technique et financier afin d’aider à l’aménagement, au maintien en poste ou encore au recrutement, mais les solutions proposées ne sont actuellement pas adaptées, car le reclassement et le partage de compétences ne peuvent être mis en place dans une structure de taille modeste. La conclusion : il est parfois frustrant pour une petite entreprise de faire autant de recherches pour agir « responsable » et de constater que la mise en œuvre est compliquée, voire impossible.
- Pour préparer les départs à la retraite, Isobat propose un rendez-vous avec une assistante sociale (depuis toujours).
- Dès 2021 : Mise en place de nouveaux avantages sociaux (par exemple 100 % de la mutuelle par l’employeur, PER…). De plus, une liste des attentes de tous les ouvriers a été demandée pour davantage d'écoute et de hiérarchisation des priorités.
- Depuis octobre 2021, Isobat numérise ses factures d’achats, évitant ainsi l’impression de plus ou moins mille huit cents factures annuelles.
- Parallèlement, l’envoi exclusif par voie électronique des factures des clients, permet une économie d’impression et d’envoi postal d’environ cinq cents factures annuelles en double exemplaire.
- Nouveaux contrats avec les déchetteries partenaires pour adapter le tri, le recyclage et la revalorisation des déchets.
- Nouveaux processus internes en cours d’étude pour limiter les DIB (tri des déchets).
Pourquoi travailler dans les règles de l’art ?
Une démarche ancrée sur les trois piliers de la RSE (1,5 ETP)
Chaque pas fait vers la qualité de service à ses clients et le renforcement de la qualité de vie au travail de ses salariés réduit les impacts environnementaux de l’activité de l’entreprise Lillette. Elle l’illustre de différentes manières :
Handicap et prévention (12 ETP)
- Études ergonomiques.
- Maintien en emploi de trois salariés reconnus RQTH, y compris en modifiant les fonctions dans l’entreprise.
- Mise en place d’améliorations ergonomiques des postes (investissement de 37 000 euros).
Le maintien dans l’emploi de personnels expérimentés est important, car il permet de pérenniser les métiers par la formation des nouveaux arrivants.
Équilibre des temps de vie
- Flexibilisation des horaires et responsabilisation des collaborateurs sur leur temps de travail dû à l’entreprise.
- Leurs contraintes familiales sont prises en compte et ils peuvent organiser leur temps de travail de manière flexible par accord entre eux, en respectant le service attendu par les clients.
- Amélioration des outils informatiques pour permettre un travail nomade et pour améliorer la rapidité de connexion.
- La réalisation de mesures par laser 3D permet de réaliser des mesures avec une précision maximale (au millimètre) permettant de réduire sensiblement les déperditions de matières. Les conséquences sont à la fois positives pour l’environnement, pour l’équilibre économique de l’entreprise, mais également pour les salariés puisque ceux-ci n’ont plus de retouches à réaliser sur les chantiers (réduisant ainsi la fatigabilité et le risque de TMS).
- Autre exemple, depuis le rachat de l’entreprise, une réduction de 90 % des accidents professionnels avec soins à l’extérieur. Une évolution possible grâce à des équipements adaptés tels que les bras compensés pour l’utilisation d’outils lourds, un exosquelette, des tables à billes, des casques de soudure avec aspiration, une plieuse de quatre mètres, etc. Ces investissements préservent les collaborateurs, éliminent les actes de soudure inutiles et ont permis d’éliminer les retards sur les chantiers.
Les cinq prochaines années
- Réduire sensiblement la quantité de CMR dans l’environnement de travail (peinture, soudage).
- Poursuivre la transformation électrique de la flotte automobile.
- Réduction de 25 % d’émissions de CO2 sur les deux prochaines années.
- Poursuivre progressivement le remplacement des produits utilisés par des produits bio-sourcés.
Une entreprise aux nombreuses reconnaissances
GSF : une entreprise attractive dans un secteur d’activité qui l’est (beaucoup) moins (1,5 ETP)
Les engagements de l’entreprise GSF sur l’ensemble des piliers du développement durable sont très nombreux et se déclinent tout au long des quatre-vingt-quatre pages du rapport « Activité et engagement responsable » 2020 publiés par l’entreprise. Les choix de valorisation faits ici sont donc tout à fait partiels et partiaux, mais nous paraissent inspirants.
La mise en place de la journée continue
Une démarche collaborative (clients, prestataires, collaborateurs), progressive (sur plusieurs années) impliquant de multiples avantages pour chacune des parties prenantes tout en réduisant l’empreinte environnementale.
Entre autres choses, les salariés de GSF témoignent de la réduction du nombre de trajets (moins 50 %) et d’un meilleur équilibre des temps de vie ; les clients bénéficient d’une amélioration de la performance de la prestation (périodes de mise en place et de rangement réduites de moitié) et GSF, après une période d’ajustement, voit la planification des heures simplifiées tout en bénéficiant d’une satisfaction et d’un engagement accrus de ses collaborateurs.
La mise en place d’une démarche nutrition et échauffements
Les gestes répétitifs et les dépenses énergétiques quotidiennes des agents de propreté nécessitent attention et vigilance, surtout lorsque l’on sait que 97 % des agents de nettoyage prenant leur poste avant 6 h 30 arrivent à jeun sur leur lieu de travail.
Au-delà de la mise en place de distributeurs (gratuits) de fruits secs, toute une démarche de sensibilisation, d’accompagnement et d’évaluation des impacts est mise en œuvre (effort, état physiologique, concentration…). Tout ceci accompagne le protocole d’échauffements musculaires réalisé avant la prise de poste.
Produits écocertifiés et optimisation des ressources
- Les produits de nettoyage sont faits sur les sites des clients (centrale de production spécifique). Ce nouveau protocole permet de réduire le volume des emballages, le bilan carbone des transports, tout comme le contact des agents avec les produits chimiques. De plus, le remplissage des autolaveuses est fiabilisé, réduisant d’autant la perte de produits. Par ailleurs, sur certains sites, la consommation d'eau a été réduite de 25 %.
- La part des produits écocertifiés a doublé en deux ans (Ecovert et Écolabel).
Cinq entreprises sur six ont sensiblement progressé dans tous les domaines de la RSE. Cette évolution se traduit par de nouvelles actions, une structuration accrue, notamment dans la formulation annuelle d’objectifs à atteindre. La sixième entreprise qui nous a rejoints en 2021 dispose déjà d’une politique RSE importante. Elle inspirera ses pairs.
Les évaluations régulières des prestataires ont eu pour effet d’induire une vigilance accrue sur le sujet de la RSE, ainsi que de faire émerger de nouveaux engagements.
De nouvelles dynamiques internes
Un nouveau dialogue interne aux entreprises s’est noué autour de la RSE, en particulier grâce à la préparation des engagements RSE annuels demandés lors des évaluations d’automne. Dans cette dynamique, une des six entreprises a d’ailleurs créé un poste spécifique QHSE, chargé de la RSE. Une autre intègre la RSE dans son quotidien, alors qu’il y a quatre ans, elle ignorait ce qu’était la RSE. Une troisième ignorait qu’elle « faisait autant de RSE » et valorise maintenant davantage ses engagements.
Les thèmes de sensibilité des entreprises à la RSE ont évolué avec le temps, s’ouvrant ainsi à des domaines ignorés ou négligés précédemment, souvent par méconnaissance du champ des possibles.
Impacts
Les réunions de partages entre le Campus et les prestataires, animés par RRI, permettent de lever les freins méthodologiques, d’identifier les pratiques inspirantes et de partager les contradictions pouvant exister entre gestions des coûts et continuité des engagements socialement et environnementalement vertueux. Ces réunions ont aussi été des moments d’inspiration pour les uns, ou de structuration du discours pour les autres.
Élément de surprise, la différence sensible de taille entre les entreprises, facteur de risque pour la pertinence des moments de collaboration, n’a pas touché négativement la progression des participants. Chaque entreprise a progressé à son rythme, jouant un rôle différent selon sa taille et son expérience.
Il reste néanmoins quelques obstacles : des chantiers, tels que celui de la réalisation de bilan carbone. Mais les freins opérationnels doivent être franchis : faisabilité budgétaire, logistique et technique. Une des entreprises participantes entame ce chantier, elle fait part de son expérience au groupe.